Peut On Tout Dire Dissertation Philosophie

Peut-on tout dire ?

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Description :
Copie de Terminale ES non entièrement rédigée en trois parties : I. On peut tout exprimer à travers le langage, II. On ne peut pas tout dire avec le langage, III. Il n’est pas permis de tout dire. Note obtenue :12/20.

 

Lors de mon premier jour à l’université, j’ai rencontré une fille prénommée Sarah. Tout de suite j’ai éprouvé des sentiments pour cette belle fille. Cependant je ne savais pas comment m’y prendre pour m’exprimer devant elle puisque j’avais des difficultés à exprimer ce que je ressentais. De plus comme je voulais sortir avec elle, je ne voulais pas faire mauvaise impression dès la première rencontre alors j’avais une certaine frayeur à lui avouer mes sentiments. Dès lors il semblerait difficile de considérer que le langage permet d’exprimer les états de la conscience. Ainsi peut-on tout dire ? C’est pour cela qu’on se pose la question aujourd’hui : Avons-nous réellement la possibilité de s’exprimer ? Nous allons voir dans un premier temps que le langage nous permet de dire à peu près tous dont on veut dire avec la richesse du langage. Ensuite nous examinerons ce que le langage ne peut pas dire c'est-à-dire aspect limité du langage. Car le langage est trop général. Enfin nous verrons que nous n’avons pas le droit de tout dire vis-à-vis de la société et que nos propos et pensés peuvent être sanctionne par la loi.


I) On peut tout exprimer à travers le langage




a. Tout d’abord il faut savoir que le langage est une faculté propre à l’homme qui est un outil de communication entre les hommes. Les hommes parlent à travers un langage qui est une spécificité humaine. Le langage nous permet d’énoncer des faits réels et des faits imaginaires c’est-à-dire que le langage nous donne très bien la possibilité de dire ce qui existe et aussi ceux qui n’existe pas. De plus nous pouvons aussi dire ce que nous ne pensons pas. Ainsi on peut affirmer que le langage semble ne pas connaitre e limites. Ces propos peuvent être illustres à travers la GORGIAS de Platon. Ce livre nous montre qu’avec l’art de la rhétorique nous pouvons tous faire croire à l’interlocuteur. L’art de la rhétorique selon Gorgias est définie comme un art de persuader qui se pratique devants les tribunaux ou toute autre assemblée de citoyens. Cet art possède un pouvoir de persuasion extraordinaire dans la mesure où elle peut persuader tout ce que l’interlocuteur veut faire passer même si les propos sont vrais ou complètement mensongers. Ainsi le langage a la capacité de dire la vérité mais aussi des choses totalement fausses tout en restant très persuasive. Mais encore le langage est composé d’un nombre incalculable de mots. Chacun de ces mots représentent des choses différentes. De plus d’après un philosophe nommé Martinet, il dit que la langue n’est plus à proprement parler constitué de mots mais de « monèmes » et « phonèmes » qui sont un peu les équivalents de consommes et voyelles mais plus précisément le caractère articulé des signes linguistiques. Il a une puissance illimitée. Aussi la capacité du langage a combiné des signes linguistiques entre eux selon des règles de grammaire permet de construire un nombre illimité de phrases pour pouvoir s’exprimer.

b. Chaque année des nouveaux mots sont inventés pour définir un nouveau concept.

c. La diversité du langage rend difficile la compréhension.


Dès lors doit-on penser qu’il y a des insuffisances dans le langage !



II) On ne peut pas tout dire avec le langage





a. La limite du langage a était évoquées par un philosophe. La thèse de Saussure pour montrer que le langage ne permet pas expression de toutes nos pensées : « les mots ne désignent pas les choses et le langage n’est pas conformité à la réalité : il est signe ». Clairement Saussure défend que le langage a une fonction symbolique. Puisque d’après Saussure le signifiant c'est-à-dire « image acoustique » qui renvoie au concept de la chose désigné et non à la chose désigné. Très souvent en voulant exprimer un sentiment nous ne sommes pas parvenues. Car un mot indique une idée générale ou un concept de la chose en question et non une singularité. Comme nous le dit Bergson dans son texte « les mots sont des étiquettes » du Le Rire, les mots sont des étiquettes collées sur des choses en gros que les mots nous donnent une approche globale de l’objet. Les mots sont toujours généraux tandis que nos idées sont singulières. Un signe linguistique est une union arbitraire et conventionnelle d’un signifiant et d’in signifié. Ainsi ce qui est signifié n’est pas une chose mais un concept. Le mot « table » désigne en aucun cas à la table particulière que je voulais exprimer mais c’est le concept général de la table. Cela voudrait dire lorsque je dis « table », ce mots m’exprime pas la singularité de notre pensées. De ce fait nous pouvons très difficilement dire ce que nous voulons dire. Le langage est trop général, les mots n’indiquent que des genres.

b. Le mot table désigne des ensemble de tables différentes. Il y a une multitude de genres de table : table à manger, table de nuit, table ronde, table carré …

c. Le langage de l’art permet d’exprimer la singularité de nos pensées.


Nous avons vu que le langage permet d’exprimer la grande majorité des choses. Mais cependant on peut se demander si le langage a le droit de tout dire.



III) Il n’est pas permis de tout dire



a. Dans la société que nous vivons aujourd’hui, les lois ne nous permettent pas de parler librement. D’après les déclarations de droit de l’homme, je possède la liberté d’expression alors pourquoi n’ai-je pas la possibilité exprimer mes opinions personnelles. Si moi je déteste les musulmans parce que j’ai perdu mes parents lors de l’attentat du 11 septembre 2001. Alors voila d’où débute ma colère envers tous les musulmans. Alors je dire au haut fort au public : « tous les musulmans sont des terroristes ». Pourquoi n’aurais-je pas le droit de dire mon opinion sans que les policiers viennent m’interpelés. Or cela est mon opinion alors pourquoi n’aurais-je pas le droit de dire mon opinion haut et fort au grand public sans qu’il y ait aucune conséquence ! Ici c’est le droit de la liberté d’expressions qui est remis en cause. Cela voudrait dire qu’on ne puisse s’exprime librement. Normalement chacun a le droit de penser ceux qu’il veut ou de dire ceux qu’il veut. Cela ne suppose aucune limite ! Néanmoins la loi peut très bien nous sévir pour propos diffamatoires ou injures raciales, ceci nous montre qu’il existe très bien des limites à nos propos. De plus dans la société où nous vivons, il ne nous est pas permis de parler en toute liberté puisque nous sommes dans société est nos propos peuvent être irrespectueux à autrui. Et aussi nous avons été élevés dans des normes, valeurs et des principes. Cette enseignement dont nos parents et école nous ont inculqué ne nous permet pas de tout dire pour me pas choquer la société de mes pensés puisque cela pourrait nuire à ma famille.

b. Si je devais annoncer à mes parents que j’étais « gay ». Mes parents n’aurait mis à la porte pour me pas nuire à la réputation de la famille et même exclure de la société.

c. Il nous permis de tous dire même des choses choquantes ou immoraux cependant il faut savoir faire preuve de diplomatie ou utilise de l’ironie.



Pour conclure, nous pouvons dire que l'homme n’a pas la possibilité de s’exprimer entièrement.

 

Note du corrigé :
Proposé par : hansleyr (Elève)

INTRODUCTION
Dans cette question philosophique, le « peut-on » peut se prendre selon deux acceptions, c’est à dire soit sous l’angle du « est-il permis ? » (est-il permis de tout dire ?), soit sous l’angle de « est-il possible ? «  (est-il possible de tout dire ?) Ce problème peut donc s’envisager selon la permission et selon la possibilité. Selon la permission, il s’agit de voir si moralement,  il est autorisé de tout dire ; et selon la possibilité, il s’agit de voir d’un point de vue ontologique et existentiel, s’il est seulement réaliste ou non de pouvoir tout dire avec le langage.

PREMIÈRE PARTIE : LE LANGAGE NOUS DONNE T-IL LA POSSIBILITÉ DE TOUT DIRE ?

A) Première sous-partie : le langage nous donne la possibilité de quasiment tout dire.

Premier argument : Le langage nous permet de pratiquement tout dire, car le langage, contrairement à la communication animale nous donne la possibilité d’exprimer des pensées précises et abstraites. Ainsi les abeilles communiquent entre elles, et se donnent des informations très précises sur les lieux précis où elles sont censées trouver du pollen. Mais les abeilles ne peuvent pas , par contre, exprimer autre chose. Leur communication est très restreinte, alors que le langage humain a une très grande plasticité puisqu’avec lui, on peut exprimer ses sentiments (amour, chagrin, joie…) mais aussi des raisonnements complexes comme des démonstrations mathématiques très abstraites. On n’a par contre jamais vu ni les abeilles, ni d’autres animaux être férus de science, de poésie, de philosophie… Bien sur, les animaux supérieurs comme les singes, les chiens, les dauphins peuvent exprimer leurs sentiments, mais par l’intermédiaire de gestuelles et de gémissements ; alors qu’un être humain peut composer une chanson pour exprimer ses sentiments (paroles et musiques). Les animaux supérieurs ont une intelligence émotionnelle comme les êtres humains ; mais étant dépourvus de langage, ils ne peuvent exprimer des pensées abstraites comme un raisonnement philosophique ou une démonstration mathématique. Avec le langage humain ; par contre, il semble qu’on puisse aborder une infinité de types de sujets des plus pratiques ( par exemple, » j’ai faim, j’ai froid » ) aux plus abstraits (résolution de problèmes mathématiques complexes, raisonnement philosophique comme dans la Critique de la Raison Pure où Kant montre et démontre que les cadres a priori de la perception sont l’espace et le temps).

Deuxième argument : Le langage nous permet quasiment de tout dire, car il nous offre la possibilité d ‘évoquer des choses inexistantes, disparues, qui ne sont plus  (passé) ou qui ne sont pas encore (futur). Le langage nous permet donc d’aller dans toutes les dimensions du temps. Ainsi, en histoire, on peut évoquer les âges antérieurs de l’Humanité, et en science-fiction, on peut imaginer les scénarios de la société future. Les animaux qui n’ont pas de langage sont contraints de toujours vivre dans le présent ; ils sont rivés au présent. Par contre, nous, les êtres humains, nous sommes dans l’épaisseur du temps, la durée et pas dans l’instantanéité pure des animaux, ou que recherchent certains bouddhistes (ils cherchent à être dans la spontanéité de l’instant), et tout ceci grâce au langage.
Le langage nous permet aussi d’évoquer des choses imaginaires comme une sirène par exemple, où on mélange un corps de femme à un corps de poisson, ou encore un griffon où l’on associe le corps d’un aigle avec celui d’un lion. Avec le langage, on peut aussi parler d’une chose qui n’est pas là comme le montrait Abélard avec sa formule célèbre « Nulla rose est » ; il n’y a pas de rose. Abélard disait  en substance : je peux évoquer ce qui fait l’essence de la rose, grâce au mot qui la signifie sans que pour autant il y ait présentement dans ma perception une rose réelle. Le langage a tellement le pouvoir de tout dire qu’il permet à l’homme d’inventer des mondes qui ne sont pas là comme dans les livres d’Héroïque Fantasy. Le langage nous permet de dépasser la réalité par la fiction.

Troisième argument : Le langage permet de pratiquement tout dire, car il permet d’élaborer des raisonnements. Ainsi dans le langage, il y a des connecteurs logiques pour étayer une démonstration scientifique ou  philosophique comme « mais, car, cependant, c’est pourquoi …. » Ainsi le langage nous permet de suivre les étapes d’un raisonnement.

Quatrième argument : Le langage nous donne la possibilité d’une grande souplesse pour évoquer le monde qui nous environne et nos sentiments par le biais de la poésie. Ainsi le poète retravaille la langue pour la faire chanter, et il peut même inventer des noms comme quand Rimbaud dans le poème les « Poètes de sept ans, » invente le verbe s’illuner pour évoquer la lumière de la lune, verbe composé à partir d’ autres verbes préexistants en français, le verbe ensoleiller et le verbe illuminer.
Le critique littéraire Roland Barthes disait d’ailleurs qu’en poésie, le mot « acquiert une dimension encyclopédique ». C’est à dire que l’auteur utilise le mot au sens propre et figuré en même temps : Par exemple, Éluard, dans un de ces poèmes dit que « La Terre est bleue comme une orange » ; il y a là un jeu de mots et d’images autour du mot « orange » qui désigne ici en même temps et le fruit, et la couleur. Prenons un autre exemple, avec le poète Jouve : « Dans la rivière, il y a une chanson qui coule »… Le verbe couler est aussi utilisé simultanément au sens propre et au sens figuré. Avec la poésie, le langage semble pouvoir tout dire, jusqu’à nos sentiments les plus intimes.

B) DEUXIÈME SOUS-PARTIE : MAIS LE LANGAGE NE NOUS DONNE QUAND MÊME PAS LA POSSIBILITÉ DE TOUT DIRE.

Premier argument : Le langage ne  nous donne pas la possibilité de tout dire, car chaque individu ne parle qu’un nombre restreint de langues. Or, chaque langue véhicule une conception différente du monde. Pour pouvoir tout dire, il faudrait donc être capable de parler toutes les langues du monde. Or, il y en a plusieurs milliers, il est donc impossible de pouvoir tout dire, car chaque individu est limité à quelques systèmes linguistiques, c’est à dire à quelques visions possibles du monde, mais n’a pas la possibilité de toutes les connaître. Ainsi chaque langue ne se focalise pas sur les mêmes choses. En anglais, on fait passer les adjectifs avant les noms, en français sauf exceptions, c’est l’inverse. L’anglais dit par exemple :  a grey cat, et le français dit : un chat gris. Aussi, l’anglais est une langue où on prête d’abord attention aux détails, alors qu’en français, la langue fait passer le nom général avant les adjectifs détaillant la réalité. Cet attachement aux détails fait que les systèmes scolaires de langue anglaise ont des programmes plus pratiques et empiriques que les systèmes scolaires de langue latine où l’enseignement est plus théorique que pratique. Cela est une répercussion de la langue. En plus, il y a des systèmes linguistiques, comme le hongrois et le wolof, où on ne distingue pas le pronom personnel à la troisième personne par la distinction genre masculin /féminin (comme en français où il y a: il ou elle) ; mais on distingue genre animé/inanimé ou encore genre humain/ non-humain. C’est une autre manière de découper la réalité qui se présente à nous dans ces langues. Selon les pays, on n’a pas le même vocabulaire, car les populations n’ont pas les mêmes besoins. Par exemple, dans une langue esquimaude on a comptabilisé jusqu’à 46 mots pour distinguer toutes les nuances de blanc. En français, on ne trouve pas une telle richesse de vocabulaire pour évoquer cet aspect de la réalité. Parler dans telle ou telle langue, ne permet pas de tout dire, mais de dire les choses dans un moule particulier, dans un « prêt à penser » linguistique.

Deuxième argument : L’homme n’a pas la possibilité de tout dire par le langage , car les mots sont généraux et les choses singulières.  Ceci a notamment été démontré par Bergson dans son livre la Pensée et le Mouvant. Dans cet ouvrage, Bergson déclare : « le langage nous fait croire à l’invariabilité de nos sensations ». Ainsi pour chaque type de sensation, nous ne disposons que d’un nombre restreint d’expressions, et de ce fait, on finit par croire que chaque sensation quand elle se présente, est semblable à celle que nous avons connues précédemment. Par exemple, pour dire « j’ai soif » en français, on ne dispose que d’un nombre restreint de formules comme « j’ai soif », « À boire ! ». À force d’utiliser toujours les mêmes formules quand j’ai soif, je finis par croire  que de même mes sensations de soif sont identiques, alors que d’une fois à l’autre, la sensation de la soif peut être assez variable. Comme les mots ne changent pas beaucoup à chaque fois que j’évoque la sensation de soif, je finis par croire aussi que la sensation elle-même est fixe d’une fois sur l’autre.

Troisième argument : L’homme n’a pas la possibilité de tout dire, car jamais on ne connaît de manière totale et parfaite même sa langue natale. Ainsi en français, un individu étant doté d’un niveau de langue moyen ne connaîtra qu’environ six mille à sept mille mots de vocabulaire ; les linguistes, par contre, ont constaté que les plus grands écrivains de la langue française comme Hugo, Balzac, Zola disposaient d’un vocabulaire d’environ 40 000 mots. Mais même un grand écrivain ne pourra pas tout connaître dans la mesure où il existe des répertoire de mots dans toute langue plutôt propres à tel ou tel métier, par exemple on a un vocabulaire spécialisé en médecine, chez les marins, etc… C’est pourquoi tout individu s’il parcourt un dictionnaire de sa langue natale découvrira des mots dont le sens lui est inconnu, voire des mots dont il n’a jamais entendu parler.

DEUXIÈME PARTIE : AVEC LE LANGAGE, EST-IL PERMIS DE TOUT DIRE ?

A) PREMIÈRE SOUS-PARTIE : IL NE NOUS EST PAS PERMIS DE TOUT DIRE DANS CERTAINES CIRCONSTANCES.

Premier argument : Il n’est pas permis toujours de tout dire , quand ce qu’on doit annoncer aux autres est douloureux, blessant. Prenons par exemple le cas d’un médecin qui doit annoncer à son patient qu’il a une maladie dont on ne peut guérir. Dans certains cas, les médecins ne préfèrent pas dire la vérité à leurs patients (quand ceux-ci sont déjà fortement démoralisés, car ils ont peur que leur révélation ne précipite l’individu dans le désespoir, et à une fin encore plus rapide).
On se doit donc de ne pas tout dire dans certaines circonstances par délicatesse  et par compassion.

Deuxième argument : Il n’est pas permis de tout dire aux autres sur ce que l’on pense d’eux, car dire tout ce que l’on pense à toute personne, c’est forcément s’exposer à des représailles. Étant donné la grande susceptibilité  de la majeure partie des humains ; on est obligé de ne pas tout dire. La vie sociale contraint tout homme, malheureusement à une certaine hypocrisie. C’est pourquoi Pascal dans ses Pensées déplore  la comédie permanente que les humains se font entre eux. Ainsi Pascal déclare : « On ne fait que s ‘entre-tromper ». Les humains sont les dupes les uns des autres. On n’apprécie guère, en général que l’on nous fasse remarquer nos défauts ; Pascal voit dans cette susceptibilité une répulsion pour la vérité. Souvent remarque le philosophe, on préfère la flatterie  à la vérité : « on ne veut pas voir la vérité, on ne veut pas qu’on nous la dise , on nous la cache …».
Il n’est donc pas permis de tout dire, car sinon la vie en société deviendrait ingérable.

Troisième argument : Il n’est pas permis de tout dire sur soi, à cause de la méchanceté humaine. Notamment, il n’est pas bon d’exposer sa vie privée, car il se trouve toujours certains individus utilisant ces renseignements à mauvais escient. Plus l’individu reste discret sur sa vie privée, moins il laisse de prise vis à vis d’éventuels ennemis.

Quatrième argument : Il n’est pas permis de tout dire dans un régime dictatorial. Les individus n’ont pas toujours accès à la liberté d’expression, et de toute façon, la liberté d’expression n’a jamais été totale sous quelque régime que ce soit. Il est bien évident que plus les individus vivent sous un régime oppressant, moins il y a de liberté d’expression. Sous le régime soviétique, on essayait d’empêcher l’expression d’opinions dissidentes en pratiquant de manière systématique la nomalisation. Par exemple, les journalistes au lieu d’écrire : « mes thèses sont justes » écrivaient la justesse de mes théses, ou encore au lieu de dire le gouvernement suit une politique en faveur du peuple, on écrivait « la politique populaire du gouvernement ». La nomalisation pratiquée de manière systématique dans la presse soviétique et dans les discours de Staline, sous-entendait que l’opinion contraire n’était pas admissible, ni même envisageable.
G.Orwell dans son roman 1984, montre aussi à quel point sous un régime dictatorial, il n’est non seulement par permis de tout dire, mais même on s ‘arrange pour pouvoir éviter toute pensée non politiquement correcte, de réduire au maximum le vocabulaire. En appauvrissant le vocabulaire, on appauvrit la pensée, de telle manière à ce que les individus disposent d’un esprit critique minimal. Dans le roman d’Orwell, cette langue censée désemcombrer l’esprit de toute idée subversive est appelée « la novlangue ». Ainsi Orwell nous dit que dans la novlangue le mot « libre » ne peut plus s’employer qu’au sens propre comme pour dire « la route est libre », « la place est libre » ; mais le mot libre ne peut plus s’employer au sens figuré, au sens de liberté politique ou de liberté d’expression.

B) DEUXIÈME SOUS-PARTIE : IL EST PERMIS DE TOUT DIRE SOUS CERTAINES CONDITIONS.

Premier argument : À un niveau privé, il est quasiment permis de tout dire si on a affaire à un ami véritable. Ce qui fonde d’ailleurs l’amitié, c’est la sincérité. Ainsi Plutarque  estimait : « entre amis, tout est vrai, rien n’est simulé, ni feint ». Avec l’ami, on peut s’épancher sur des problèmes intimes, car on sait qu’ensuite, il n’en profitera pas pour nous déstabiliser. Avec un vrai ami, il n’est pas besoin de contrôler tout ce que l’on va dire.

Deuxième argument : Avec un médecin, s’il y a secret professionnel, l’individu peut se permettre de tout dire. Dans certaines pratiques thérapeutiques, l’individu est d’ailleurs sensé quasiment tout dire pour pouvoir « exorciser le passé ». Les psycho-thérapies sont très souvent basées sur la parole et elles exigent donc de lever les inhibitions du patient par ce moyen.

Troisième argument : Dans un régime démocratique, il est quasiment permis de tout dire. Néanmoins, il existe toujours des sujets tabous dans toute société. Par ailleurs, la liberté d’expression ne veut pas dire laisser exprimer des opinions qui mettraient en danger des concitoyens, comme par exemple, la pédophilie qui ne peut être admise en aucun cas.

CONCLUSION
On peut donc quasiment tout dire avec le langage ; seulement , il faut mettre des barrières éthiques dans l’utilisation du langage. C’est pour cela que la bienséance réclame de nous une certaine retenue dans le langage, c’est ce qu’on appelle la politesse. La politesse (qui nous restreint dans notre parler à autrui) nous permet d’avoir des relations pacifiques avec tout individu inconnu que nous rencontrons.

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